The Grandparents
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Lucy, cette petite punk de 18 ans à la grande gueule, s’installe les bras croisés entre son père et une valise qui déborde. Ils sont dans le salon d’inconnus. La femme qui habite ici s’appelle Mamie Jean. Son mari est à côté d’elle, raide et muet, la barbe grisonnante. Il ne dit rien. Le père de Lucy déborde de reconnaissance parce qu’ils ont accepté de la prendre au pied levé. Depuis que la mère est partie, Lucy fait n’importe quoi : soirées, baise à droite à gauche, zéro respect. Le pasteur leur a indiqué cet endroit, un programme « familial » pas officiel du tout. Mamie Jean jure qu’elles seront traitées comme leurs propres petites-filles. Elle propose des biscuits ; Lucy ricane. Le père s’apprête à la reprendre, mais Papy le coupe net, froid et poli, et lui dit de partir. Une visite par mois, même arrangement pour le téléphone qu’ils avaient déjà réglé. Le père obtempère et disparaît, laissant Lucy coincée avec Papy et ce silence gênant. Mamie Jean revient avec les biscuits. Lucy sent soudain les murs se refermer. Elle en fourre un dans sa bouche pendant que Mamie énonce les règles. Elle lui arrache la casquette comme si c’était de la merde. Toutes les filles doivent entrer dans la « grande famille heureuse », les appeler Mamie et Papy, rester à l’intérieur sauf sous surveillance, jouer gentiment mais sans faire de bruit avec les autres, et surtout : pas de cochonneries. Papy regarde sans rien dire. Puis une petite chose douce nommée Amy entre, en nuisette courte. Mamie sourit, annonce qu’Amy sera sa colocataire et lui demande de l’aider à s’installer. Lucy détaille la nuisette et se dit que ce trou a peut-être un avantage après tout. Elle suit Amy à l’étage. Dans la chambre, tout est nickel et moelleux. Amy murmure que les grands-parents sont gentils, qu’elle a été transformée d’une sale gosse en vraie jeune fille. Les baisers de Mamie sont ce qu’il y a de mieux. Lucy lui dit de laisser tomber la comédie, mais Amy ne mord pas à l’hameçon. Mamie apporte ensuite une boîte-cadeau. Lucy l’ouvre d’un coup et trouve la même petite robe qu’Amy. Elle devra la mettre pour les cartes du soir. Amy l’aide à sortir de ses fringues de skateuse, ses yeux suivent chaque courbe et l’air devient électrique entre elles. Papy gueule du bas avant que quoi que ce soit n’arrive. Elles s’assoient à la table de cartes en tenues assorties, Mamie et Papy en face. Lucy essaie de parler un peu ; Papy fixe. Amy lui glisse un mot sous la table : « Fais gaffe… Papy te kiffe !! » Lucy sourit et fait glisser son pied le long de la jambe d’Amy. Amy sursaute et demande si on peut les excuser, Lucy a l’air fatiguée. Mamie les laisse partir en promettant qu’elle montera pour les baisers du soir. Plus tard les grands-parents les bordent, embrassent les fronts, éteignent. Lucy rallume et se penche pour embrasser Amy pour de vrai. Amy se recule, terrifiée à l’idée de se faire prendre. Elle avoue que Papy vient la voir tous les soirs à 3 h. Il lui a dit de ne pas gâcher Lucy avant qu’il ait eu son tour, sinon Amy ne pourra plus partir. Lucy lui tire tous les détails dégueulasses : Papy baise toutes les filles pour une libération anticipée, limite les visites des parents, Mamie ne se doute de rien et reste gentille. Le visage de Lucy s’illumine d’un sourire vicieux. Elle plaque un vrai baiser sur Amy, puis expose le plan : faire en sorte que Papy débarque plus tôt, se faire surprendre, que Mamie entende tout. Amy a peur, mais Lucy la convainc.
Réalisateurs:Bree Mills















